A l’ouest, retour sur le voyage


Un peu plus de 2000 km en vélo sur 6 semaines... Environ 650 km de train aussi pour réduire les distances entre Toulouse et La Réole, Saint-Nazaire et Nantes puis La Rochelle et Toulouse. Trois bateaux pour rejoindre l’île aux Moines, celle de Batz et celle de Brehat. Et aussi plus de 800 photos pour partager la beauté des lieux traversés : le passage du Gois magique et mythique, Nantes que j’ai découvert, la côte de Granit Rose...

Cette année les étapes auront été plus courtes que l’an passé, la météo plus clémente et j’aurai fait plus de camping. Comme on est en France j’ai rencontré plus d’amis sur le chemin.

Le site

Ce blog est une façon de conserver un lien avec mes amis de Toulouse et d’ailleurs. C’est aussi un moyen de présenter mon voyage aux gens que je rencontre sur le chemin même si je reste assez timide sur la diffusion et que je n’ai indiqué l’adresse de ce site qu’à peu de gens. C’est peut-être dommage parce qu’à chaque fois que je l’ai fait ça a été très bien accueilli : les gens étaient plutôt contents d’aller voir les photos et les quelques mots de commentaires...
Ce site est donc vu par relativement peu de monde sauf quand de temps en temps quelqu’un répercute le lien ailleurs...

Je mettais moins de temps que l’an dernier à le mettre à jour. L’an passé il me fallait notamment corriger les dates du tracé GPX. Après avoir contacté le support j’ai fini par recevoir une mise à jour de Canway (le logiciel permettant d’extraire les tracés de la clé), qui au moins réglait ce problème.
Une difficulté est apparue lorsque mon tracker USB n’a plus voulu me restituer les parcours effectués. Je suppose qu’il s’agit de mon hub USB dont le câble de connexion a été un peu endommagé... parce qu’arrivé à la maison j’ai pu récupérer les tracés et constater (mais je m’en doutais) que j’avais fait quelques dizaines de kilomètres de plus que le théorique sur les derniers jours...
Des soucis également avec l’hébergement OVH qui m’a fait m’arracher les cheveux quelques fois : une fois j’avais pris pas mal de photos et j’en avais sélectionné 45... à l’arrivée à cause des problèmes techniques il n’y en a eu que 25... Dommage de se laisser dicter le contenu de son blog par des limitations techniques... mais le site n’est qu’un moyen ... c’est le voyage le but !

Les amis

J’ai eu le plaisir d’être hébergé par pas mal d’amis sur le chemin : Christian à Sauveterre de Guyenne (Warmshowers), Rasta à Bordeaux, Guy à Bourg, Fabrice et sa famille à Saujon, Rosine et son compagnon pour le repas à Savenay, Bruno et Vanessa au Conquet, Monique (tante de Jean) et Jean-Michel à Trevou-Treguignec, Bertrand à Loguivy de la mer...
Il y a aussi les trois jours de vélo avec Marc et Béné le long du Canal de Nantes à Brest à partir de Mûr de Bretagne.

Les oublis

On oublie toujours quelque chose ! Cette fois-ci il y a deux oublis qui m’ont gêné :

  • La couverture de survie... restée à la maison elle aurait été bien utile lorsque les nuits sont devenues fraiches (Vannes et les quelques étapes suivantes)
  • l’huile pour la chaîne... J’avais pourtant prévu une petite bouteille qui ferme bien. Avec la poussière sur les chemins et l’humidité la nuit la chaîne a couiné plusieurs fois... Heureusement j’ai toujours trouvé à me dépanner auprès d’autres campeurs ou d’amis.

Le camping

J’ai donc campé la plupart du temps. Assez agréable le plus souvent et qui est plus propice aux rencontres que les hôtels où les chambres louées.
Il y a de tout dans les campings, ce qui est sûr c’est que pour les campeurs itinérants comme moi ce n’est pas le nombre d’étoiles qui est important, bien au contraire même des fois.
Quelques campings à éviter si on peut :

  • Roscoff : le camping des Quatre Saisons où l’accueil est minimal, les emplacements des tentes même pas délimité et le restaurant fournit une nourriture pas bonne
  • Ile de Noirmoutier : le camping de la Clère a pour seul avantage un terrain joliment boisé (au sein de la forêt de la Chaise) pour le reste, sanitaires d’un autre temps, prix élevé (20€+ pour une personne avec tente) et ne prennent ni la CB ni les chèques vacances... Sur cette île d’après d’autres randonneurs le camping de la Guérinière serait très bien avec des tarifs corrects.

Quelques campings agréables :

  • Saint-Jean du Doigt : si on n’a pas besoin de réseau (zone blanche ++) ce petit camping est peu cher (7.20€ randonneur), très ombragé et calme.
  • Binic : le camping municipal des Fauvettes a lui aussi un forfait randonneur (10.20€) et offre aux tentes d’être sur la falaise face à la mer, le long du sentier des douaniers.
La mer vue du camping de Binic

J’ai rencontré pas mal de gens qui faisaient du camping sauvage et pour qui c’était la liberté absolue. Des gens en général jeunes, jeunes couples, une mère avec ses enfants, ...

Le matériel de camping

On a déjà parlé de la couverture de survie qui m’a manqué... En cours de route j’ai également ajouté un oreiller gonflable, tout de même mieux que les vêtements roulés (surtout lorsqu’on a besoin des-dits vêtements^^)
Le matelas auto-gonflant... J’ai eu plusieurs fois mal au dos et je me suis rendu compte que je gonflais souvent le matelas en plein soleil, la nuit et pas mal de degrés en moins la pression n’était plus la même ! Il me fallait redonner un peu de consistance au matelas juste avant de dormir. Alors l’an prochain : garder le même matelas ou essayer autre chose ?
Se procurer un siège : les trois quarts des cyclistes que j’ai rencontrés avaaient un petit siège pliant qui ne prend quasi pas de place et qui permet d’avoir un minimum de confort. Important si le sol est mouillé ou vraiment inconfortable. Je vais faire cette acquisition pour le prochain voyage !
Enfin si je dois vraiment camper sous la pluie.... est-ce que la tente sera OK ? Elle tiendra, oui, mais est-ce que ce ne serait pas mieux d’avoir une tente avec un vrai auvent ou pièce séparée qui permette de se mettre à l’abri ? C’est le choix qu’avait fait des cyclistes rencontrés qui avaient été en Scandinavie... Je crois que je vais encore faire la saison prochaine avec cette tente ensuite on verra...

Ile de Batz, la redoute du corsaire

Navigation

Tous les soirs je décidais de mon itinéraire du lendemain. Souvent avec https://graphhopper.com/maps/ mais cette fois-ci j’ai pu télécharger les tracés directement sur les sites https://www.lavelodyssee.com/ ou https://www.lavelomaritime.fr/. Mais même avec ces tracés des fois il y avait des différences avec les panneaux vélo posés sur la route. Il fallait choisir^^

Le vélo

Le matériel est presque identique à l’an dernier.
Seule modification notable les pédales semi-automatiques (un côté attaché à la chaussure, un côté « normal »). Le gain de puissance est net sur plat et côtes modérées... par contre dans les côtes plus prononcées je ne gagne rien. Je suppose qu’il faut que j’apprenne à pédaler ^^ En tapant « pédaler efficace » dans un moteur de recherche on trouve pas mal d’articles qui donnent des conseils utiles. Par exemple celui-ci : comment-avoir-un-pedalage-efficace. Il ne s’agit pas de chercher des performances mais en pédalant mieux d’augmenter la facilité et le confort : si j’arrive à faire le tour prévu Espagne-Portugal j’aurais pas mal de jolies pentes !

Ajustements

Donc encore quelques petits ajustements et entraînements... Mais prêt pour repartir pour une balade en vélo un peu plus longue j’espère l’an prochain !


     

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